<<Introduction Comparaison avec la Terre>>
Données apportées par les missions
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Les premiers à s’élancer vers la planète rouge sont les Soviétiques, dès 1960. Après une série d’échecs aux lancements, Mars1 prend la route de Mars, fin 1962. Elle cesse d’émettre à mi-parcours. Deux ans plus tard, la Nasa lance Mariner4. La petite sonde est la première à être encore active lors du survol de Mars, c'est-à-dire près de deux ans après le lancement (voir étude des différents moyens de propulsion des fusées). Elle envoie 21 images de la surface martienne et des données sur l’atmosphère. Stupeur, il n’y a pas de canaux sur Mars, mais des cratères, et la pression atmosphérique est 10 fois plus faible que prévu. Le rêve d’une vie martienne évoluée disparaît alors. Mariner 6 et 7 renouvellent l’exploit en 1969, puis Mariner 9 devient le premier satellite artificiel de Mars en 1971 et dresse la carte de la planète. 3 ans après l’échec des capsules soviétiques, Mars 2 et 3 en 1972, la Nasa envoie 2 grosses sondes en 1975. Chaque Viking se compose d’un orbiteur qui se place en orbite autour de Mars, et d’un atterrisseur qui se pose en douceur à la surface, et nous fait découvrir le paysage martien. Les missions martiennes ne reprennent qu’à la fin des années 80, mais les échecs s’enchaînent. Après les sondes russes Phobos et l’américaine Mars Observer, Mars 96 qui emporte de nombreux instruments européens échoue à son tour.

La sonde Mariner 4

Panorama du sol martien pris par la sonde Mars Pathfinder en 1997
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Vue d'artiste de la sonde Mars Pathfinder et de son robot |
C’est finalement la petite sonde Mars Pathfinder de la Nasa qui renoue avec le succès en 1997. Son petit robot, Sojourner, dit "Rocky", est le premier à rouler sur Mars. Mais la perte de Mars Climat Orbiter le 24 septembre 1999 gêne quelque peu la mission de Mars Polar Lander. En effet, la première, en orbite polaire autour de Mars, devait servir de relais radio pour acheminer vers la Terre les données recueillies par la seconde. A défaut Mars Polar Lander peut avec son propre émetteur envoyer directement un signal vers les récepteurs du DSN (Deep Space Network), un réseau d’antennes réparties à travers le monde. |
La qualité de données scientifiques transmises n'est pas trop affectée. Seules les images aux plus grands volumes pourraient parvenir en moins grand nombre. Mais sans Orbiter Relais il est plus difficile d’envoyer des instructions à la sonde en cas de problème.
En outre, le DSN souffrirait actuellement de « surcharges » suite à des difficultés rencontrées avec la sonde Galileo. La Nasa fait donc appel à Mars Global Surveyor en orbite autour de la planète depuis deux ans pour assurer le relais, quitte à sacrifier un peu de la mission de cartographie qui lui est assignée. D’autres missions sont d’ores et déjà prévues, tout d’abord l’européenne Mars Express.
La prochaine grande étape relève du défi lancé par Ariane 5. Une mission franco-américaine, réalisée par le Cnes et la Nasa, permettra de collecter des échantillons sur le sol martien. Quelques années après, les précieux échantillons seront retournés vers la Terre pour analyse. Leur étude permettra de préparer le prochain grand défi, l’arrivée de l’homme sur Mars.
Plusieurs missions d’études de Mars sont prévues dans les prochaines années :
- En 2003, Mars Express (CNES), réalisé sous la maîtrise d'œuvre d'Astrium (EADS/BEA), aura pour mission, avec l’atterrisseur Beagle 2, d’étudier la minéralogie et l’exobiologie à la surface de la planète. Mars Express prendra l'Espace le 6 juin prochain à bord d'une fusée Soyouz-Fregate depuis le cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan), afin de bénéficier de la distance minimale entre la Terre et Mars, soit 55 millions de kilomètres, ce qui ne se produit que tous les 17 ans. L'arrivée en orbite elliptique autour de Mars est prévue pour décembre 2003.

- En 2004, Mars Exploration Rover (NASA) possédera un spectro-imageur pour l'étude de la minéralogie et la recherche de l’eau liquide à la surface et en sous-sol. Un des robots emportera un disque dur comportant un très grand nombre de noms de Terriens. Si vous voulez que le vôtre y figure, cliquez ici.
- En 2005, Mars Reconnaissance Orbiter dressera une cartographie détaillée de la planète à partir de photographies à une résolution de 20 à 30 cm.
- En 2007, Smart Lander sera le premier véhicule capable de parcourir plus de 100m par jour.
- En 2007, Mars Sample Return possédera un orbiteur dédié à l’étude de l’atmosphère et quatre atterrisseurs, munis de stations sismologiques et météorologiques (structure interne, profondeur et nature de nappe souterraine liquide). Il s’agit d’une mission de tests, avec essais d’aérocapture, pour préparer la "grande" mission de 2011 qui devra permettre le retour sur Terre des échantillons du sol martien.
- En 2009, La NASA enverra Scout Mission, des missions légères conçues à partir d’une plate-forme commune. Elle comprendra des avions ou des ballons.
- En 2011, ou certainement un peu plus tard (2014 ?), le CNES et la NASA lanceront le programme commun Mars Sample Return. Il s'agit du retour d'échantillons martiens en 2014 ou 2017.
Toutefois à la suite des attentats du 11 septembre 2001, le budget de la NASA a été fortement réduit et certaines missions risquent d’avoir une ou plusieurs années de retard, voire être annulées.

Le vaisseau ayant prélevé des échantillons du sol martien, s'apprête à rejoindre le module attendant en orbite

Les programmes de la NASA concernant Mars